Soirées d’automne, plats de réconfort et accords vins

L’automne annon­ce le retour de la sai­son froi­de. Les couleurs de nos forêts appor­tent un cer­tain niveau de féé­rie mais en con­tre­par­tie les jour­nées rac­cour­cis­sent à vue d’œil. Alors que la rou­ti­ne de la ren­trée s’installe pour les parents, les gens pré­pa­rent des con­ser­ves pour l’hiver et cui­si­nent des mets qui appor­tent du réconfort. 

Com­me je l’ai indi­qué dans mon info­let­tre d’octobre, j’en pro­fi­te pour revi­si­ter trois recet­tes de ma con­join­te Bar­ba­ra qui ont été en vedet­te sur sa chaî­ne Épi­cu­rien­ne aca­dien­ne lors de la dif­fu­sion des cap­su­les de ses trois sai­sons. Pour agré­men­ter ces mets récon­for­tants, je vous pro­po­se six recom­man­da­tions de vins pour s’harmoniser à table avec ces bons plats, soit deux choix par plat.

La pre­miè­re recet­te en vedet­te est celle du rôti de palet­te de bœuf. Il n’y a rien de plus apai­sant qu’un bon plat mijo­té au four avec des légu­mes de jar­dins de la sai­son. Cet­te recet­te sim­ple mais effi­ca­ce pou­rra se marier avec deux bons vins rouges.

Mon pre­mier choix est le récent Joseph Cat­tin Pinot Noir 2020 d’Alsace. Ce rou­ge fra­nçais récem­ment ajou­té au réper­toi­re de la gam­me des pro­duits du volet Expé­rien­ce d’Alcool NB est un bon choix pour 25,99$. Déli­cieu­se­ment léger avec sa tra­me de fruits rou­ges, ce beau Pinot Noir sec est déli­ca­te­ment frui­té se pré­sen­te avec une sou­ples­se gour­man­de avec ses tanins fon­dus. On pou­rra même le ser­vir frais pour ajou­ter au plaisir.

 

Ori­gi­nai­re de Suis­se, la fami­lle Cat­tin se spé­cia­li­se dans la viti­cul­tu­re depuis 1850. C’est vers 1978 que l’ex­ploi­ta­tion se déve­lop­pe avec Jac­ques et son frè­re Jean-Marie pour s’étendre davan­ta­ge en super­fi­cie. Ils ont plus de 70 ha aujour­d’hui. Jac­ques (du même pré­nom que son père) a rejoint l’en­tre­pri­se en 2007 et un bar à vins y est ouvert depuis 2017. 

Mon alter­na­ti­ve pour pro­fi­ter de cet­te recet­te de rôti, je vous pro­po­se d’essayer le Fon­ta­na­fred­da Bar­be­ra d’Alba. Le domai­ne Fon­ta­na­fred­da fon­dé en 1858 est sans dou­te l’un des pro­duc­teurs les plus recon­nus et les plus célè­bres de la région du Pié­mont en Ita­lie. Pour 25,99 $ chez ANBL, ce rou­ge sec pré­sen­te un bou­quet inten­se, aux notes flo­ra­les et frui­tées. Il pré­sen­te une struc­tu­re en bou­che très agréa­ble et son carac­tè­re et sa per­son­na­li­té vont s’a­rron­dir avec l’âge.

La secon­de recet­te que ma con­join­te offre dans la caté­go­rie des mets récon­for­tants sur sa chaî­ne You­Tu­be est un par­men­tier à l’agneau brai­sé. Cet­te recet­te est tout ce qu’il y a de plus délec­ta­ble dans l’art de réin­ven­ter le pâté chi­nois. On y rem­pla­ce le bœuf par de l’agneau brai­sé et on ajou­te aus­si de savou­reux cham­pig­nons shiitake.

Mon pre­mier choix est un Sar­to­ri Rego­lo Ros­so à 25,99 $ chez ANBL. Le nez de ce vin rou­ge Ce Sar­to­ri expri­me les ceri­ses noi­res, la con­fi­tu­re de fruits des bois. Un ita­lien qui impres­sion­ne par son goût élé­gam­ment sec. Pro­ve­nant de la région de la Véné­tie, il enchan­te natu­re­lle­ment avec sa struc­tu­re équi­li­brée et sa tex­tu­re mer­vei­lleu­se­ment velou­tée. En bou­che, on tom­be sous le char­me de sa belle viva­ci­té juteu­se. La fina­le s’ac­com­pag­ne éga­le­ment de notes miné­ra­les de sols domi­nés par l’ar­gi­lo-cal­cai­re. Un beau vin qui trou­ve­ra sa pla­ce avec l’agneau de ce plat.

Mon deu­xiè­me choix avec le par­men­tier à l’agneau brai­sé est un Pinot Noir de Bour­gog­ne. A cau­se de la pré­sen­ce de l’agneau mais sur­tout avec celle des cham­pig­nons Shii­ta­ke, je pro­po­se un accord avec le vin Albert Bichot Bour­gog­ne Hau­tes-Côtes de Nuit à 33,99 $. Ce vin en fraî­cheur fera belle figu­re avec ses notes de fruits de bon­ne inten­si­té dont les myr­ti­lles et le cas­sis en avant-plan. Un vin aux tanins char­nus carac­té­ri­sé par une agréa­ble viva­ci­té. On pou­rra fai­re viei­llir ce bour­guig­non jusqu’à 5 ans si l’on tient à le con­ser­ver au cellier. 

 

Enfin le der­nier plat récon­for­tant de Bar­ba­ra et non le moin­dre est ins­pi­ré d’un déli­ce qui a déjà fait belle figu­re au res­tau­rant déjà BU de mon ami Robert Noël. La pou­ti­ne aux palour­des est une façon de rejoin­dre mes raci­nes qué­bé­coi­ses et celles de ma terre d’adoption en Aca­die avec ses pro­duits de la mer. Les palour­des que mon beau-père ramas­sent dans la Baie de Cara­quet via les dunes de Mai­son­net­te sont un pur déli­ce. Ajou­tons à cela la pré­sen­ce du fro­ma­ge en grains des Blancs d’Arcadie et nous avons là des élé­ments gour­mands qui vont nous récon­for­ter le palais.

En gui­se d’accord, ma pre­miè­re sug­ges­tion pas­se par un bon Char­don­nay. Pour 24,99 $, le Châ­teau Ste Miche­lle Char­don­nay Colum­bia Valley de l’état de Washing­ton est une belle réus­si­te. Des notes de beu­rre, pom­me et poi­re se mélan­gent à celle de pêche tout en cul­mi­nant vers une fina­le cré­meu­se. Votre pou­ti­ne sera aus­si mise en vedet­te alors que le vin s’ou­vre sur des notes vives et épi­cées, tout en arbo­rant un léger aspect de fruits juteux.

Pour con­clu­re mes asso­cia­tions mets et vins avec cet­te pou­ti­ne, je pen­che pour une peti­te expé­rien­ce. Je pro­po­se le Pinot Gri­gio Pre­mium du Domai­ne Bous­quet. Quand on par­le de Pinot Gri­gio, on pen­se immé­dia­te­ment à l’Italie. Tou­te­fois, ici on est en pré­sen­ce d’un pro­duc­teur fra­nçais qui est tom­bé en amour avec l’Argentine lors de vacan­ces au début des années 90. Jean Bous­quet a décou­vert le mélan­ge par­fait entre sa patrie et un nou­veau mon­de dans lequel fai­re ses vins de cul­tu­re biologique. 

Donc pour s’amuser un peu, je vous pro­po­se d’essayer votre pou­ti­ne avec ce Pinot Gri­gio dont l’on­ctuo­si­té du pro­duit pou­rra s’harmoniser avec ce plat qui sort lui-même des sen­tiers bat­tus. Ce vin pré­sen­te un équi­li­bre idéal entre dou­ceur et aci­di­té, avec une fina­le frui­tée allé­chan­te. Cet­te belle fraî­cheur est attri­bua­ble à son lieu de cul­tu­re à Tupun­ga­to, au pied des Andes à 4000 pieds d’altitude.

Le Pinot Gri­gio Pre­mium offre des notes tro­pi­ca­les de pom­me fraî­che, de pêche et de lime pour créer un vin bien équi­li­bré et extrê­me­ment con­vi­vial. Pour 18,99 $ chez Alcool NB, il repré­sen­te un choix abor­da­ble qui ris­que de s’épuiser rapi­de­ment sur les tablettes.

A votre santé!

Sour­ce: https://www.letirebouchongriffin.com/post/soir%C3%A9es-d-automne-plats-de‑r%C3%A9confort-et-accords-vins

Deja una respuesta

Tu dirección de correo electrónico no será publicada. Los campos obligatorios están marcados con *

Rellena este campo
Rellena este campo
Por favor, introduce una dirección de correo electrónico válida.

5 − 5 =

Menú